Loi sur les médias en Hongrie : les changements actuels ne suffisent pas.

Le Parlement européen a appelé le gouvernement hongrois à suspendre et « réexaminer d’urgence » sa loi controversée sur les médias, malgré les amendements qui viennent de lui être apportés sous la pression de l’Union européenne. Les députés demandent  de rétablir l’indépendance de la gouvernance des médias et mettre un terme aux interférences étatiques.

Bien que le parlement hongrois ait finalement adopté ce lundi 7 mars plusieurs amendements pour de modifier ce texte sur des points comme l’enregistrement des médias et l’exigence d’une couverture équilibrée. Il n’a en revanche rien changé concernant le Conseil des médias, un organisme chargé de superviser toutes les couvertures et entièrement composé de proches du parti du Monsieur Orban.

Depuis le 1er janvier 2011 , jour de l’entrée en vigueur de ce texte et début de la Présidence Hongroise, les Etats membres de l’UE ont fait part de leur vive inquiétude sur le risque de musèlement de la Presse . Bien que Le 16 février dernier, la vice-présidente de la Commission européenne Neelie Kroes s’était déclarée dans un communiqué « très satisfaite » des modifications proposées par Budapest, les modifications récemment apportées à la législation controversée  ont été jugées  insuffisantes pour les Parlementaires européens du centre et de gauche. La liberté de la presse ne supporte aucune concession.

Le Parlement européen exhorte donc le gouvernement du Fidez à améliorer encore les modifications législatives déjà effectuées en tenant compte des remarques et des propositions faites par le Parlement européen, l’OSCE et le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe.

Pour Marielle de Sarnez, rapporteur du Parlement européen sur la liberté de la presse dans le monde, a rappelé que « les arguties juridiques derrière lesquelles se retranchent le gouvernement hongrois ne changent rien au fond: il s’agit d’une loi liberticide et l’intention est bien de bâillonner la presse. Il est des sujets non négociables si l’on veut que l’Europe ait un sens. La liberté de la presse en est un ».

(Le groupe ADLE a été le premier à prendre les devants en exprimant des doutes sur le droit des médias hongrois, repris par la majorité du Parlement, à l’exception bien sûr du groupe dans lequel le Fidez siège.)

Retrouvez toutes les lettres d’information de Marielle de Sarnez, députée européenne d’Ile de France et présidente de la délégation du Mouvement Démocrate au Parlement européen.
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Lettre d'information n° 63 - octobre 2016

Edito

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